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Les grèves et bancs de sable

  1. Des milieux éphémères et transitoires
  2. Des milieux liés au fonctionnement du cours d’eau

1. Des milieux éphémères et transitoires

Entre deux crues, la végétation a peu de temps pour coloniser les grèves de sable bordant la rivière. Certaines plantes, dites spécialisées* et pionnières*, profitent pourtant de l’été pour s’installer en toute hâte sur le sable chaud recouvert de la vase laissée là par le cours d’eau.

Richesse en azote et phosphore, eau à portée de racines, chaleur et absence de concurrence permettent à des petites plantes, comme les chénopodes et les bidents de s’épanouir en tapis. C’est le domaine de la Corrigiole des grèves, des souchets, du pourpier mais aussi de la Pulicaire vulgaire, espèce protégée très présente sur les bords de Loire mais rare en France. Chacune a sa méthode pour éviter le « coup de soleil », supporter les températures parfois très élevées et avoir accès à un peu d’humidité : port étalé, racines profondes, feuillage réduit pour éviter l’évaporation, feuilles grasses stockant l’eau...

Les plantes exotiques, que l’on peut trouver le long de fleuves africains et surtout américains, trouvent ici des conditions qui leur conviennent parfaitement.

Le sable nu des îlots accueille également la reproduction d’espèces d’oiseaux intimement liées au fleuve. Les Sternes naines et pierregarins, les Mouettes mélanocéphales et rieuses, le Petit Gravelot installent leurs nids à même le sol. Leurs œufs discrets se confondent avec le sable et les graviers, ce qui les met à l’abri des prédateurs mais les rend très vulnérables au piétinement humain. Cette particularité les expose également aux caprices du fleuve dont les crues de fin de printemps peuvent balayer toutes les couvées en un seul passage.

La Corrigiole des grèves Le Souchet brun La Mouette rieuse

La Corrigiole des grèves, le Souchet brun et la Mouette rieuse (Crédits photos : Cen Centre-I. Gravrand, F. Hergott)

2. Des milieux liés au fonctionnement du cours d’eau

 

Ces milieux sont complètement dépendants du régime du cours d’eau et subissent les conséquences de son artificialisation. Les berges enrochées ne laissent aucune place aux plages de sable.

Avec l’enfoncement du fleuve et la diminution des fréquences des crues, la Loire donne parfois l’illusion de s’ensabler. Mais le sable est vite colonisé par les peupliers et saules dont l’installation est très rapide sur les sols enrichis par les alluvions chargées en azote. Au final, la Loire se boise, ce qui n’est pas sans conséquence sur son écoulement.

Evolution naturelle des îlots sableux

Illustrations Thierry Cardinet.

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